Elèverons-nous enfants en ce sens ? (#jesuischarlie)

Publié le par Liberte d'allaiter.

Elèverons-nous enfants en ce sens ? (#jesuischarlie)

Je ne peux m'empêcher de penser à ces 12 personnes parties hier matin bosser, à la cool, chez Charlie Hebdo. Parce que jusqu'hier, comme un tas de gens de ma génération et de ma sensibilité, ça s'apparentait à un genre de métier de rêve. Etre payé pour rigoler et dessiner, s'exprimer, secouer les consciences mais toujours dans la déconne. Des anars payés pour l'être ! Un des chroniqueurs de Charlie a dit hier que ces "conférences brainstorming" étaient surtout l'occasion de boire un coup. Ah ah ah ! Comme ça ne me surprend pas. (J'espère et je pense qu'ils en ont profité à fond)

Quand mon fils m'a dit qu'il aimerait un jour faire Daniel Morin à la radio (Daniel, si tu me lis ...) après une chronique bien salée entendue à la radio, ça m'a fait marrer et je me suis dit qu'on allait surement dans le bons sens avec lui. Si il m'avait dit avant hier qu'il aimerait être dessinateur, j'aurais sûrement rêvasséà ce qu'il soit publié par Charlie ou le Canard (ben oui, nous sommes des gauchistes mécréants). Hier, j'ai eu un doute. Voulais-je vraiment que mes fils risquent leur vies pour leurs idées ? J'ai hésité un instant, je ne vais pas mentir. Mais finalement, ben oui. Oui, qu'ils grandissent en riant et en se moquant, en critiquant surtout. Qu'on réussissent à leur donner ce sens critique la. Qu'ils aient envie d'être dans la déconne, qu'ils jouissent de la vie tous les jours, et oui, en riant parfois grassement. Des pitres, des clowns, il en faut.

Aujourd'hui, hier, j'ai perdu Cabu, celui qui dessinait en direct à la télé d'une façon un peu magique quand j'étais enfant. Celui qui l'air de rien distillait des idées un peu loufoques dans nos petites têtes lobotomisées à la télé.

L'humour de Wolinski, c'était celui de mon père, et je me plaîs à l'imaginer dans un paradis de fesses.

J'ai aimé Charlie, puis moins, j'ai grandi, c'est souvent drôle et bien trouvé, souvent gras, mais des clowns, des pitres, des insolents, des têtes à claques, il en faut et il en faudra toujours. Puissent mes fils en faire partie.

Et pensez à vous abonner à Charlie. Je vais le faire, uniquement par résistance (et aussi pour rigoler et pour que mes fils lorgnent dessus et se fassent une conscience).

Vous irez là dans quelques jours pour vous abonner, promis ?http://www.charliehebdo.fr/index.html

Publié dans liberté, gandir, charlie

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