Aliénor et moi (J'ai lu pour les MRL14 de Price-Minister)

Publié le par Liberte d'allaiter.

Aliénor et moi (J'ai lu pour les MRL14 de Price-Minister)

Aliénor d'Aquitaine et moi, c'est une longue histoire. J'ai été atteinte par une sorte d’envoûtement en classe de 5ème. J'ai toujours aimé l'histoire mais cette année là, nous avions une prof, rébarbative pour le moins. Bref, je feuilletais souvent mon manuel d'histoire pour passer le temps et je suis tombée sur une photo de son gisant à l'abbaye de Fontevraud. Je l'ai trouvé belle et ce momument impressionnant. J'ai été séduite par son nom, son titre, je trouvais que "ça en jetait" et j'ai tout de suite projeté d'appeler ma future fille Aliénor (bon, j'ai eu des garçons et pour leur papa ce prénom est trop proche de celui d'une ex amoureuse, pff ...).

Avec le temps j'ai beaucoup lu sur elle et mon imaginaire a bien fonctionné. Je l'imagine volontiers comme sur la couverture du livre de Mireille Calmel et je suis impressionnée par sa relative liberté et indépendance en cette époque obscurantiste et peu féministe.

Aliénor et moi (J'ai lu pour les MRL14 de Price-Minister)

Je n'ai donc pas (ou peu) hésité lorsque j'ai du choisir un titre pour les matches de la rentrée littéraire de Price Minister Rakuten ( #MRL14 ). J'y participe pour la troisième année et mon choix s'est donc porté sur Le roi disait que j'étais le diable de Clara Dupont-Monod. Je l'ai choisi d'abord parce qu'il parle d'Aliénor et ensuite parce que j'aime bien l'auteur et journaliste sur France Inter (radio que j'écoutes en permanence et j'assume).

Et qu'en ai-je pensé allez-vous me demander ?

D'abord, j'ai aimé le choix de la période par l'auteur. On aborde la première vie de femme mariée d'Aliénor (ce n'est pas clair dans le livre mais dans la réalité elle avait juste 13 ans !), celle de son mariage avec Louis VII dit "Le jeune" mais il aurait pu s'appeler "le pieux" aussi (ça s'annonçait vu la caractère e la donzelle).

Il s'agit donc de la période allant de son premier mariage à sa rencontre avec Henri II d'Angleterre. On la découvre face à ses premières maternités, se débattant entre sa soif de liberté, de plaisir et les convenances de l'époque et un mari austère. On devine ses amours adultères.

J'ai beaucoup aimé le dialogue entre les deux personnages (le roi et la reine) qui expriment tour à tour leurs sentiments et leurs conflits, notamment. Le trait est certes un peu grossi mais le roman veut cela.

Evidemment, il s'agit d'un roman mais tout cela semble assez réaliste.

L'écriture est vraiment agréable, le récit se lit vite. En grande fan, si j'avais un reproche à faire, c'est de rester sur ma faim, j'aurais aimé suivre Aliénor encore plus longtemps.

Cette année, on nous demande de noter les livres sur 5 suivants 3 critères, voici donc mes notes :

  • Qualité de l’écriture : 4/5. A ce niveau c'est quasiment irréprochable. La mini critique à faire est que l'on sent bien que l'auteur est journaliste donc parfois on aimerait que l'écriture se déploie un peu plus au lieu d'aller à l'essentiel.
  • Plaisir à la lecture : 5/5. Ce roman est une bonne lecture d'hiver, au coin du feu. Je l'offrirais volontiers.
  • Originalité du livre : 4/5 Alors, ce n'est pas original dans le sens où beaucoup de choses ont déjà été écrite sur Aliénor mais ça l'est si on considère la période traitée et le ton adopté. C'est un roman qui change.

En résumé, si vous aimez l'histoire et cherchez un roman qui ne soit pas pesant et vraiment agréable à lire, je le recommande chaudement.

Merci à Olivier de Price Minister pour cette nouvelle édition.

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P
J'adore aliénor moi aussi, alors je vais le lire, je pense!
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